Auto-entreprise, portage salarial : peut-on toucher le chômage ? 

Lancer votre activité ne coupe pas toujours les allocations déjà ouvertes. En auto-entreprise, le maintien de l’ARE dépend du chiffre d’affaires déclaré. Les recettes encaissées par un freelance ne créent pas de droits au chômage comme un salaire. Le portage salarial change la donne : la mission donne lieu à un contrat de travail, à une fiche de paie et à des cotisations salariées. 

Chômage et auto-entrepreneur : un cumul possible sous conditions 

Un demandeur d’emploi peut créer une micro-entreprise et conserver une partie de son allocation. Avant de lancer votre activité, il faut comprendre comment cumuler chômage et auto-entrepreneur. Le calcul dépend du CA, du montant de l’ARE et de votre situation. 

Lors de l’une ouverture d’une micro-entreprise, la confusion entre chiffre d’affaires et revenus arrive très souvent. Une facture encaissée ne correspond pas à l’argent réellement disponible. Il faut prévoir les cotisations, l’impôt selon l’option choisie, les taxes supplémentaires et les déclarations à France Travail. Quand l’activité démarre avec peu de recettes, le maintien de l’ARE peut vous aider les premiers mois. Si les missions deviennent plus régulières, le montant versé baisse. 

Le statut d’auto-entrepreneur permet d’utiliser des droits déjà ouverts. Cependant, elle ne crée pas de nouveaux droits au chômage classiques sur le chiffre d’affaires encaissé. Vous cotisez pour votre protection sociale, mais pas comme un salarié au titre de l’assurance chômage. 

Portage salarial : une activité indépendante avec contrat de travail 

Le portage salarial fonctionne autrement. Le freelance trouve sa mission et négocie le contenu, le tarif et la durée avec le client. La société de portage s’occupe du contrat, de la facturation, des cotisations et des bulletins de salaire. Le professionnel garde ainsi la main sur son activité commerciale, sans gérer seul toute la partie administrative. 

L’une des différences avec l’auto-entreprise concerne la protection chômage. En portage salarial, vous signez un contrat de travail avec la société de portage. Si ce contrat prend fin dans des conditions ouvrant droit à l’ARE, vous pouvez bénéficier de l’assurance chômage, sous réserve de remplir les critères habituels. Cet élément compte si vous souhaitez reprendre une activité indépendante sans couper tout lien avec le cadre salarié. 

Le portage a quand même un coût. Les frais de gestion et les cotisations réduisent le montant net perçu. En échange, vous travaillez avec une fiche de paie, une couverture sociale de salarié et un contrat plus sécurisant pour certains clients professionnels. 

Quel statut choisir quand on touche encore le chômage ? 

Le choix dépend du type de missions, du niveau de revenu attendu et du rapport à l’administratif. L’auto-entreprise peut convenir pour tester une activité avec peu de frais, des missions courtes et un chiffre d’affaires encore irrégulier. Mais elle demande de suivre de près les déclarations, surtout en cas de cumul avec l’ARE. 

Le portage salarial correspond aux freelances qui recherchent des missions longues, des clients B2B ou des prestations plus avantageuses. Attention toutefois : il ne vous dispense pas de vérifier vos droits auprès de France Travail. Vous facturez comme indépendant dans votre démarche commerciale, avec un contrat de travail via la société de portage. 

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